Le transport léger face au risque de la double lame

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Éric Bonnac, président de la société lyonnaise Warning+, et Cyril Neveu, président du SNTL.

Crédit photo Benoît Barbedette
Le cotransportage promu par les enseignes de la grande distribution et l'obligation européenne des chronotachygraphes sur les VUL de +2,5 tonnes en juillet 2026 ont animé les débats du SNTL le 5 juin. La double lame réglementaire (Paquet Mobilité) et économique (ubérisation urbaine) pousse le syndicat à demander des comptes aux pouvoirs publics.

Énervés ! C’est le mot choisi par Cyril Neveu, président du SNTL, pour décrire l’état d’esprit de la centaine de professionnels et chefs d’entreprises présents à l’assemblée générale annuelle du SNTL le 5 juin à Paris. Les échanges se sont tendus sur la concurrence du cotransportage dans la livraison à domicile et sur l'obligation européenne des chronotachygraphes pour les VUL +2,5 t au 1e juillet 2026.

Le cotransportage entre particuliers, autorisé par la LOM du 24 décembre 2019, connaît une croissance exponentielle. Le SNTL rappelle des chiffres édifiants : 15 millions de livraisons revendiquées par shopopop en 2025, équivalent de 95 M€ de courses livrées en 2024, 3 500 points de vente drive utilisant le cotransportage par des enseignes com

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