Le combiné rail-route est dans l'étau, entre la crise économique qui fait partir ses volumes en fumée et... les déboires de l'opérateur historique qui attisent les convoitises. Car derrière la volonté de la SNCF de prendre le contrôle de Novatrans, ce sont les fondements du combiné, portés par les transporteurs routiers, qui pourraient être mis à mal. La perspective angoisse Jean-Claude Brunier, président du GNTC depuis 2004. « Le Monsieur combiné en France. Celui qui a fait redémarrer ce modèle, moribond il y a cinq ans », confie un proche collaborateur. La source de cette inquiétude : que la SNCF impose sa loi et fasse fuir les clients. Si prise de pouvoir il y a, « elle doit se faire dans la transparence, au travers d'une charte définie entre la SNCF et les utilisateurs » expliquait-il récemment. Car, et il l'a souvent répété, les déficiences de la SNCF sont les principaux écueils au développement du combiné. Lui qui a été le premier opérateur privé (via T3M) à user de son droit de candidat autorisé n'entend pas laisser le combiné glisser vers la voie de garage. « C'est un vrai entrepreneur, un homme de convictions, franc, qui ne dépend d'
Accédez en illimité à nos contenus et à nos newsletters thématiques
S'abonnerDéjà Abonné ?