L’O.T. : Que pensez-vous du décret du 28 mars relatif à l’accompagnement des transports exceptionnels ?
J. P. : Les demandes des transporteurs n’ont pas été entendues. Le décret a été rédigé dans la précipitation alors que l’externalisation des escortes est évoquée depuis 2007. Les pouvoirs publics ont organisé une série de réunions de travail, de mai 2009 à janvier 2010, avec les organisations professionnelles. Ensuite, ce fut silence radio jusqu’à ce que nous apprenions que le décret était sorti avec application au 1er juillet 2011 ! Et il paraît incomplet avec des anomalies qui nous font aller au-devant de gros ennuis. La première mesure à prendre était de modifier le Code de la Route en donnant aux véhicules de transport exceptionnel une priorité de passage. Les gendarmes ont pour rôle de faciliter le passage du convoi exceptionnel avec le pouvoir de police qui lui est associé, donc de verbaliser celui qui n’obtempère pas aux injonctions de s’arrêter ou de s’écarter. Demain, une escorte privée n’aura aucun pouvoir de police. Dès lors, les véhicules de guidage seront démunis pour arrêter la circulation. En cas d’acciden
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