Pourquoi une journée partage de la route ?
Sylvain Chomat : L'idée est née au début des années 2000 quand nous avions initié avec la préfecture de la Loire des temps forts pour sensibiliser les conducteurs à la sécurité routière. Au départ c'était ponctuel. Puis, avec l'obligation d'apposer les autocollants angles morts sur les camions, nous avons rendu le rendez-vous plus annuel et l'avons ouvert au grand public, principalement des CM1-CM2. On leur explique ce que sont les poids lourds, les gabarits et les angles morts. On les fait monter à bord d'un camion ou d'un autocar et participer à des ateliers avec la police, la gendarmerie, les pompiers ou l'Aftral. Il faut renforcer leur culture de la sécurité routière et favoriser une meilleure compréhension entre usagers de la route.
Cette huitième édition n'a-t-elle pas associé d'autres usagers ?
César Namysl : Oui. Cette journée, intégrée au plan départemental d'action à la sécurité routière, le PDASR, est un succès : elle a réuni près de 400 participants dont quelque 320 élèves ! Nous avons aussi invité 28 personnes en recherche d'emploi ou en reconversion et six stagiaires de l'Aftral. L'idée étant de leur faire découvrir les opportunités du secteur tout en les sensibilisant à la sécurité... Et, grande nouveauté, la 8e journée a accueilli la finale du challenge conducteur vert, qui a réuni six finalistes (sur 388 personnes au départ, NDLR) pour des épreuves de code, d'habileté, de conduite sur route et sur simulateur.
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Ce challenge est comme un écho à votre journée sécurité-santé, qui s'adresse aussi aux conducteurs ?
Sylvain Chomat : Un peu, même si cette journée, en mars prochain, associe aussi les exploitants. Les conducteurs sont les ambassadeurs du transport. Il est essentiel d'améliorer leur santé, l'image de la profession, la sécurité. Tout est lié. Des conducteurs en bonne santé, qui font attention à leur hygiène de vie, sont plus en force pour garantir la sécurité sur les routes. C'est pourquoi au fil des événements, des enquêtes, la santé s'est imposée comme un sujet central pour nous. On espère accueillir en mars au moins 350 personnes, qui viendront assister à des exposés sur l'alimentation, le sommeil ou la santé cardiaque, mais aussi tester leur santé en direct. On propose par exemple un dépistage diabète-cholestérol, un point avec un coach sportif ou des rencontres avec des spécialistes du sommeil. En une heure et demi, ils font un petit check up santé, partent avec des conseils et une orientation, parfois des solutions à un problème.