Échange de batteries pour poids lourds, cheval de Troie de la Chine en Europe ?

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Le système d'échange de batteries par Sany.

Crédit photo DR
La Chine a industrialisé l'échange de batteries pour ses poids lourds électriques, avec des centaines de stations déjà en service et un maillage national visé d'ici 2030. Le géant CATL, associé au fournisseur d'énergie britannique Octopus Energy, veut désormais importer ce modèle en Europe, en commençant par le Royaume-Uni, tandis qu’un second projet pourrait voir jour entre Agadir et Perpignan.

L'échange de batteries de poids lourds n'a plus rien d'une expérimentation en Chine. Sous l'impulsion du gouvernement chinois, les constructeurs (Sany, BYD, Sinotruk, etc.) et les énergéticiens ont adopté des formats de packs interchangeables. Le champion mondial de la batterie, CATL, a imposé son système standardisé "Qiji". Ce module universel permet à des camions de marques différentes d'utiliser les mêmes stations-services d'échange. Sa filiale Qiji Energy, qui exploitait plus de 305 stations dédiées aux poids lourds à la fin de l'année 2025 vise désormais 900 unités fin de 2026, avec l'ambition de couvrir 80 % des principales routes logistiques du pays d'ici 2030

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