Face à la hausse brutale des prix du carburant, le ministère des Transports vient d’annoncer trois mesures immédiates :
- Report de cotisations sociales : un délai de paiement sans frais ni majoration sera accordé aux entreprises de transport qui en feront la demande à leur URSSAF ;
- Étalement des échéances fiscales : les entreprises de transport peuvent demander un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques ;
- Mise en place de prêts de court terme exceptionnels par Bpifrance, pour venir en appui à la trésorerie des TPE les plus exposées à la hausse des prix du carburant.
Le détail de ces mesures et de leur mise en œuvre sera présenté lors de réunions dédiées avec les acteurs de la filière cette semaine.
Thomas Schmitt, président de l’Union TLF qui demandait notamment le report des cotisations sociales, a salué ces « premières mesures ciblées et concrètes pour aider nos entreprises à traverser ce choc sans peser sur le déficit. Nous allons travailler avec l’État pour que cela se traduise concrètement et rapidement sur le terrain. »
De son côté, la FNTR indique que ces dispositions restent insuffisantes. Avec les mesures proposées par le gouvernement, « pour l’instant, nous ne voyons aucune efficacité, » a ainsi souligné sur France 2 Florence Berthelot, déléguée générale de la FNTR. Dans un communiqué commun, la FNTR et l’OTRE indiquaient attendre l’instauration d’une aide spécifique, exceptionnelle et par véhicule, « seule à même de compenser les pertes accumulées depuis le début de la crise sous l’effet de la flambée du carburant. »
Une mobilisation collective de la filière
Le ministre appelle à "une solidarité de toute la filière, en particulier envers les 45 000 entreprises du transport routier – dont une majorité de TPE et PME". L’objectif est ainsi de « partager équitablement les efforts, de la chaîne logistique aux chargeurs, en associant également les distributeurs, pour réduire les délais de paiement et prévenir les difficultés de trésorerie ».
À la demande des professionnels, et en accord avec les chargeurs, le Comité national routier a adapté temporairement la publication des indices du gazole : tous les 15 jours au lieu d’une fois par mois. Par ailleurs, les chargeurs ont été invités par le Gouvernement, dans la mesure du possible et dans le respect des délais légaux, à réduire leurs délais de paiement pour soutenir davantage les transporteurs.
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