Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, les prix des carburants enregistrent de fortes variations. L’indice CNR gazole professionnel est ainsi passé de 187,66 en janvier 2026 à 265,80 en août, soit une progression de plus de 40 %. Cette situation intervient alors que les prix du transport restent, souligne l’OTRE, historiquement bas. Dans le même temps, « la pression exercée par les donneurs d’ordre privés comme publics reste très forte, soutient la fédération. Le rapport de force dans les négociations commerciales demeure déséquilibré, au détriment des nombreuses TPE et PME qui composent le secteur ».
Revalorisation des prix de transport indispensable
L’organisation appelle donc les donneurs d’ordre à prendre la mesure de la situation et à revaloriser les prix de transport, tout en garantissant une application loyale et intégrale du mécanisme légal d’indexation carburant. Car si le principe de cette indexation doit permettre de répercuter les variations du prix du carburant, son application reste, selon l’OTRE, « trop complexe et insuffisamment contraignante », plaçant les transporteurs se retrouvent encore trop souvent en position de faiblesse lors des négociations. Sur ce sujet, le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, avait lancé le 9 juillet des travaux visant à simplifier et renforcer le dispositif, mais aussi à lutter contre les prix abusivement bas. Les conclusions sont toujours attendues.
Les aides toujours en attente
À cette pression sur les coûts s’ajoutent les retards dans le versement des aides annoncées par le Gouvernement. Selon les estimations de l’OTRE, alors que cinq mois d’aides auraient déjà dû être versés, 70 % des entreprises n’ont reçu qu’un seul mois de versement et 30 % n’ont encore perçu aucune aide. Elle demande « le paiement immédiat et intégral des aides dues au titre des mois d’avril et de mai », la reconduction « à l’identique et le versement immédiat des aides promises pour les mois de juin, de juillet et d’août » ; et, dans l’attente de l’aboutissement des travaux sur la simplification de l’indexation carburant, la réintégration du transport routier dans la quatrième vague d’aides. Dans l’attente de la réforme de l’indexation, elle souhaite enfin la réintégration du transport routier dans la quatrième vague d’aides.
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