Alors que les entreprises de transport routier doivent composer avec une forte pression sur leurs coûts et des marges structurellement faibles, la mise en œuvre du R-Pass en Alsace le 1er janvier 2027 et de l’ECPL dans le Grand Est quelques mois plus tard suscite une vive opposition de la FNTR. L’organisation patronale estime que ces nouvelles contributions fiscales interviendraient dans un contexte économique particulièrement difficile, notamment avec la flambée des prix du carburant et la difficulté à répercuter ce surcoût aux donneurs d’ordres. Le R-Pass et l’ECPL viennent donc s’ajouter aux difficultés. Au-delà du montant des nouvelles contributions, la fédération pointe l'absence de mécanismes de répercussion permettant aux transporteurs de transférer ces charges à leurs clients.
Mobilisation le 15 octobre
Elle redoute par ailleurs une distorsion de concurrence avec les entreprises implantées dans les territoires voisins, qui pourraient ne pas être soumises aux mêmes contraintes. Selon la FNTR, cette situation pourrait également peser sur l'attractivité économique du Grand Est et renchérir le coût du transport de marchandises dans une région fortement dépendante des flux routiers. La fédération demande donc la suspension de l'entrée en vigueur du R-Pass et de l'ECPL, ainsi que l'ouverture immédiate d'une concertation avec les représentants des entreprises de transport. Pour faire entendre ces revendications, la FNTR appelle les transporteurs du Grand Est, mais aussi tous ceux qui partagent leurs inquiétudes, à se mobiliser le 15 octobre devant le siège de la Région Grand Est, à Strasbourg : « Instaurer de nouvelles charges fiscales mettrait en péril la survie de très nombreuses entreprises régionales et créerait un précédent qui ouvrirait le champ à une fracturation fiscale du territoire national », estime Florence Dupasquier, présidente de la FNTR.
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