Face à la flambée des prix du carburant, la FNTR et l’OTRE s’impatientent et brandissent la menace d'un mouvement. Si l'OTRE se prépare déjà à l'action, la FNTR accorde encore un délai au Gouvernement.
Le conseil d’administration de l’OTRE, après consultation de ses adhérents, a en effet acté le 28 septembre le principe d’une mobilisation. Les dates et les modalités de cette action seront arrêtées prochainement, a annoncé Jean-Marc Rivera, délégué général de la fédération. Reçue le 29 septembre par le conseiller à la présidence de la République, l’OTRE a réitéré ses demandes : « des mesures concrètes et urgentes pour permettre une baisse significative des prix des carburants à la pompe », mais aussi « une répercussion juste et intégrale aux donneurs d’ordres des hausses du coût des carburants », le « renforcement des contrôles » et des « sanctions dissuasives ». Elle a également rappelé la nécessité de simplifier l’indexation du carburant, avec une référence unique et opposable, fondée sur les indicateurs du Comité national routier (CNR).
Des réponses attendues d’ici à mi-octobre pour la FNTR
Les mêmes revendications sont portées par la FNTR qui, de son côté, n’appelle pas encore à la mobilisation, mais met en garde après avoir réuni ses instances le 28 septembre : « Si ce désespoir devait rester sans réponse, il pourrait se transformer en manifestations de colère, avertit Florence Dupasquier, présidente de la FNTR. Les Instances demandent donc au Gouvernement d'apporter des réponses concrètes d'ici à la mi-octobre. À défaut, une nouvelle consultation des entreprises sera engagée pour décider d'actions plus fortes afin de faire entendre la voix des entreprises. »
Au-delà des demandes qu’elle avait déjà formulées, la FNTR souhaite également une baisse « significative et temporaire » des taxes sur les carburants professionnels pendant toute la durée de la crise : « Le différentiel de prix avec l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne, qui tient uniquement au niveau des taxes, pénalise directement la compétitivité des entreprises françaises », précise-t-elle.