L’Union européenne relance le calendrier de déploiement du système d’enregistrement des entrées et sorties (EES), destiné à remplacer le tampon manuel des passeports aux frontières extérieures dans le cadre du programme « Smart Borders ». Proposé en 2016 par la Commission européenne et adopté en 2017, le dispositif entre désormais dans une phase opérationnelle après plusieurs reports. Une annonce récente de la Commission, en date du 24 avril dernier, confirme une mise en service progressive à partir de 2026, sous réserve de la préparation technique des États membres et des infrastructures aux points de passage. Le système est piloté par eu-LISA, en charge des grands systèmes informatiques européens.
Impact direct sur les flux
L’EES repose sur l’enregistrement automatisé des données de voyageurs, incluant des éléments biométriques (empreintes digitales et image faciale) et les informations de passage. Il vise à améliorer le suivi des séjours de courte durée et à renforcer la sécurité, tout en harmonisant les contrôles entre États membres. Pour le transport routier, l’impact est direct sur les flux aux frontières extérieures de l’UE. La phase initiale pourrait entraîner des ralentissements liés à la collecte des données, notamment sur les corridors logistiques à fort trafic. À terme, Bruxelles anticipe une fluidification grâce à l’automatisation et à la suppression des procédures manuelles.