Dans un communiqué publié le 19 mars, l’organisation souligne que des États comme l’Italie, l’Espagne ou le Portugal ont mis en place des leviers fiscaux et des aides pour amortir la hausse des prix. À l’inverse, les entreprises françaises du transport routier restent, selon elle, « sans réponse », exposées à une dégradation rapide de leurs conditions d’exploitation.
Une situation jugée d’autant plus préoccupante que la hausse du gazole, intervenue en quelques jours seulement, provoque un choc immédiat sur la trésorerie des entreprises. Le carburant constitue en effet l’un des principaux postes de charges du secteur, et sa volatilité actuelle place l’ensemble des activités du transport de marchandises, de voyageurs et transport sanitaire, dans une situation de « tension critique ».
Au-delà de l’impact économique immédiat, l’OTRE met en garde contre un risque croissant de distorsion de concurrence avec les transporteurs européens bénéficiant, eux, de mesures de soutien. Une dynamique qui pourrait fragiliser durablement les entreprises françaises dans un contexte déjà marqué par des marges faibles et une activité atone.
Face à cette situation, l’organisation appelle à la mise en œuvre rapide de mesures d’urgence, parmi lesquelles une aide forfaitaire par véhicule, sur le modèle de celle instaurée en 2022, ainsi qu’une remise ciblée sur le carburant professionnel.
L’OTRE rappelle également que plusieurs pistes avaient été évoquées par le gouvernement : soutien à la trésorerie, garanties sur les encours d’achat de carburant ou encore report de charges sans qu’aucune ne se soit, à ce stade concrétisée.
Pour l’organisation, l’absence de réponse rapide pourrait entraîner une multiplication des défaillances d’entreprises, avec des conséquences directes sur les chaînes d’approvisionnement et, plus largement, sur le fonctionnement de l’économie.
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