La hausse ne s'est pas interrompue. L'indice CNR du gazole professionnel pour le transport routier de marchandises s'établit à 290,96 sur la seconde quinzaine d'octobre, contre 285,24 sur la première, soit une progression de 2 % en quinze jours. C'est la valeur la plus élevée de la série bimensuelle, que le CNR publie depuis mars à la demande du ministre des Transports Philippe Tabarot et des organisations professionnelles.
Le mouvement est continu depuis l'été. Sur un mois, l'indice gagne 1,5 % par rapport à la seconde quinzaine de septembre, et 4,8 % par rapport à la première. Et le point bas de la seconde quinzaine de juin, à 220,51, paraît désormais lointain, puisque l'indice a repris 31,9 % depuis.
Plus parlant pour une négociation, le pic du printemps est dépassé. Lors de la flambée d'avril, l'indice avait culminé à 275,94 sur la première quinzaine. Il lui est aujourd'hui supérieur de 5,4 %.
Les trois segments au même rythme
Les deux autres indices suivent la même pente. Le gazole professionnel des véhicules de moins de 7,5 tonnes atteint 291,52, en hausse de 1,8 % sur quinze jours et de 5 % par rapport à la première quinzaine d'avril. Celui du transport routier de voyageurs s'établit à 179,79, en progression de 2,6 % sur la quinzaine et de 5,8 % sur le pic d'avril.
Un détail mérite l'attention des exploitants de porteurs légers. L'écart entre l'indice marchandises et celui des moins de 7,5 tonnes, qui ne bénéficient pas du remboursement partiel du droit d'accise, s'est presque refermé. Il était de 4,63 points en mars, il n'est plus que de 0,56 point fin octobre. Mécaniquement, plus le prix monte, moins le remboursement, fixé en euros par litre, pèse en proportion.
Mensuel ou bimensuel, le choix revient au contrat
Reste la question de l'usage. Le CNR rappelle que les indices bimensuels sont calculés avec la même méthodologie que les indices mensuels, et que ces derniers demeurent les indices de référence. Le choix de l'indice retenu et son application relèvent des parties au contrat.
Dans une séquence où l'indice prend 2 % en quinze jours, l'écart n'est pas neutre. Une clause de pied de facture adossée au mensuel répercute avec un décalage que la quinzaine permet de réduire de moitié, ce qui se lit directement en trésorerie.
À lire aussi :
Décarbonation du transport routier : qui doit payer la transition ?
Rencontres de la Filière : concilier transition énergétique et compétitivité