Le spécialiste de la conduite autonome Pony.ai s’adapte à tous les environnements : en Chine, la conduite automatisée camion sur autoroute, en Europe, des tests plus cadrés. Pony.ai s’est ainsi associé au constructeur Sany pour tester un système « 1+4 » en Chine avec un camion de tête, conduit par un opérateur, suivi par quatre poids lourds autonomes évoluant en convoi sur des corridors logistiques.
Une automatisation progressive
Les essais, engagés sur des axes de fret depuis 2025 et présentés en 2026, visent une automatisation progressive compatible avec les contraintes réglementaires limitant encore l’absence de conducteur. Le dispositif s’appuie sur des communications véhicule-à-véhicule et des systèmes de connectivité permettant la synchronisation des trajectoires, accélérations et freinages. Il est testé sur des liaisons logistiques stabilisées, notamment portuaires et autoroutières, avec un objectif d’optimisation des coûts d’exploitation et des flux de marchandises. Selon les éléments communiqués par les industriels, le modèle pourrait générer des gains de productivité de l’ordre de 20 à 30 %, en réduisant les besoins en main-d’œuvre tout en améliorant le taux d’utilisation des flottes. Le conducteur conserve un rôle de supervision globale du convoi.
En Europe
En parallèle, Pony.ai déploie ses technologies en Europe. Au Luxembourg, des tests L4 sont menés depuis juin avec Stellantis et Bolt dans un environnement routier réel afin de valider l’intégration de flottes autonomes. À Zagreb, un service de robotaxi a été lancé en avril 2026 avec Verne et Uber sur une zone opérationnelle incluant l’aéroport.