Le rapport de force engagé depuis l’annonce, vendredi dernier, d’une enveloppe de 50 millions d’euros, jugée insuffisante faace à la situation, a conduit à plusieurs évolutions du dispositif. L’aide forfaitaire par véhicule est maintenue et pourra être reconduite en fonction de l’évolution du conflit iranien et de son impact sur les prix des carburants. Son périmètre est également élargi à l’ensemble des entreprises du transport routier quelle que soit leur taille, sous réserve d’une demande de report de charges, dont le traitement doit être accéléré.
L’OTRE met également en avant la promesse d’un versement rapide des aides, tout en appelant à des procédures simplifiées, sans « tracasserie administrative ».
Des points de friction persistants
L’OTRE insiste sur la nécessité d’un versement de l’aide dès le dépôt de la demande de report de charges, sans attendre la validation de l’Urssaf ni justificatif supplémentaire, afin de répondre aux urgences de trésorerie.
Malgré ces avancées, l’organisation estime que certains segments restent insuffisamment couverts, comme les autocars effectuant des services non conventionnés ainsi que les véhicules utilitaires et sanitaires. Elle demande une révision immédiate des montants pour ces catégories.
Des revendications structurelles maintenues
Au-delà des mesures d’urgence, l’organisation réaffirme ses demandes de fond, notamment une refonte des règles d’indexation gazole, un encadrement renforcé des prix abusivement bas, un contrôle accru du cabotage illégal et une meilleure régulation des délais d’attente chez les clients.
Si elle appelle à une suspension provisoire des mobilisations, l’OTRE prévient qu’elle restera « particulièrement vigilante » quant au respect des engagements. À défaut, elle évoque la possibilité d’une reprise de mouvements « durcis sur l’ensemble du territoire et Paris ».
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