Plusieurs opérations se sont déroulées dans plusieurs régions de France depuis le samedi 28 mars.. C'était notamment le cas en Ile-de-France le 30 mars. Partis de Vincennes vers 8 heures, les camions, autocars de tourisme et utilitaires du déménagement ont circulé à faible allure jusqu'au quai d'Issy, paralysant une partie du trafic francilien durant toute la matinée. L'OTRE IdF revendiquait la participation de plus de 200 véhicules.
50 millions contre 400 en 2022 : le compte n'y est pas
Le déclencheur est connu : la hausse continue du prix du gazole depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février. Mais c'est l'annonce vendredi d'une enveloppe de 50 millions d'euros assortie d'une aide de 20 centimes par litre, réservée aux TPE-PME en difficulté, qui a cristallisé la colère. Jean-Marc Rivera, délégué général de l'OTRE a denoncé l'écart avec les 400 millions d'euros débloqués lors de la crise de 2022. « Le secteur du transport routier souffre depuis très longtemps. Les 50 millions d'euros prévus par le gouvernement confirment l'insuffisance du soutien », a-t-il déclaré sur France Télévisions.
L'organisation rappelle que 5 000 entreprises de transport ont fait faillite ces deux dernières années et pointe une fragilité structurelle : des marges compris entre 1 et 2 %, les plus faibles d'Europe selon l'OTRE, aggravées par la concurrence des structures étrangères bénéficiant d'aides de leurs propres gouvernements. Jean-Marc Rivera interpelle aussi les grands donneurs d'ordres, leur demandant de respecter les délais de paiement et de cesser de recourir à l'affrètement de low-cost étranger.
La mobilisation ne devrait pas d'arrêter là. De nouvelles actions sont annoncées avec des rassemblemetns régionaux qui se préparent sur l'ensemble du territoire. Le bras de fer avec le gouvernement ne fait que commencer.
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