À la veille d’un Conseil Supérieur de l’Énergie décisif le 23 juillet 2026, la filière du biométhane carburant tire la sonnette d’alarme*. En voulant faire passer de 0 à 90 % le taux de réversion à l’État des garanties d’origine de manière soudaine, le Gouvernement menace de provoquer une hausse immédiate du prix du bioGNV à la pompe d’environ 15 centimes. Décryptage avec Selma Tréboul, Directrice des Affaires publiques de France Mobilité Biogaz.
Pourquoi le projet d’arrêté présenté au Conseil Supérieur de l’Énergie suscite-t-il une telle opposition ?
Le gouvernement s'apprête à présenter au Conseil Supérieur de l’Énergie (CSE) le 23 juillet 2026 un arrêté modifiant la réversion à l’État des recettes des garanties d’origine du biométhane carburant, la faisant passer de 0 à 90 %. C’est une rupture brutale : pendant des années, la mobilité a été exonérée pour accélérer la décarbonation des flottes. Cette décision, prise sans concertation, menace de s'appliquer aux contrats déjà en cours. Co
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