L’ombre de Moscou plane toujours sur l’Europe du Nord. Le Danemark et la Norvège ont décidé de prolonger les contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen, confirmant une tendance durable à la réintroduction de dispositifs nationaux. Selon les notifications adressées à la Commission européenne, ces mesures s’inscrivent dans le cadre du code frontières Schengen, qui autorise des contrôles temporaires en cas de menace pour la sécurité. La décision la plus récente concerne la Norvège, qui a annoncé fin avril 2026 la prolongation de ses contrôles jusqu’au 11 novembre 2026, invoquant des risques persistants liés à la sécurité des infrastructures critiques, notamment dans le secteur énergétique et les ports.
Prolongations dans un mouvement plus large
Le Danemark a, de son côté, confirmé la poursuite des contrôles à sa frontière avec l’Allemagne jusqu’au 11 juillet 2026, en raison de menaces liées à la sécurité intérieure et à des risques de sabotage. Ces prolongations s’inscrivent dans un mouvement plus large observé depuis fin 2025. Plusieurs États membres ont notifié à Bruxelles le maintien de contrôles internes jusqu’à mai - juillet 2026 pour certains pays, et jusqu’à septembre - novembre 2026 pour d’autres, dont la Norvège et la Suède. Ce qui se traduira par le maintien de contrôles ponctuels aux frontières nord-européennes, avec des impacts potentiels sur les temps de passage et la planification logistique.