Près d’un tiers de cet investissement sera consacré à l’amélioration des services, notamment via l’intégration de solutions numériques et le développement de capacités liées aux véhicules électriques. « Un réseau de service de premier ordre est essentiel pour nos clients et constitue un avantage concurrentiel », souligne Friedrich Baumann, membre du directoire de MAN Truck & Bus.
Une montée en puissance du réseau en France
En France, MAN prévoit plusieurs projets d’envergure pour densifier et moderniser son réseau. Le constructeur vise notamment 120 points de service à terme, avec l’ambition de garantir un accès à un atelier en moins de 45 minutes sur l’ensemble du territoire.
Parmi les projets structurants, MAN Paris-Sud accueillera au second trimestre 2026 le premier centre de réparation de batteries de la marque en France, marquant une étape clé dans la transition vers l’électrique. Plusieurs sites seront également modernisés ou agrandis, notamment à Toulouse, Rennes, Fos-sur-Mer, Saint-Omer ou encore Le Havre.
En parallèle, de nouveaux points de service partenaires doivent ouvrir à Chaumont, Valenciennes et Boulogne-sur-Mer, tandis que plusieurs sites feront l’objet de déménagements ou de constructions, afin d’améliorer la couverture territoriale.
Électromobilité et digitalisation au cœur de la stratégie
Le développement du réseau s’inscrit pleinement dans la stratégie de transition énergétique du groupe. MAN prévoit de porter à 40 le nombre de points de service dédiés aux camions électriques d’ici fin 2026, contre une vingtaine aujourd’hui.
L’entreprise investit également dans la formation de ses équipes, avec près de 8 000 collaborateurs formés à l’électromobilité en Europe. Parallèlement, le réseau se dote progressivement d’infrastructures de recharge, en partenariat avec l’énergéticien E.ON, avec un objectif de 400 bornes réparties sur 170 sites.
La digitalisation constitue un autre axe majeur, avec le déploiement d’outils connectés permettant d’optimiser la maintenance des véhicules. En France, MAN mise notamment sur le développement du service proactif basé sur la plateforme RIO, qui permet d’anticiper les opérations d’entretien et de limiter les immobilisations.
Un levier de compétitivité pour les transporteurs
Avec cet investissement, MAN entend répondre aux enjeux croissants de disponibilité des véhicules, alors que l’immobilisation d’un camion peut coûter en moyenne 500 euros par jour. Le constructeur vise ainsi 20 000 contacts clients en France d’ici fin 2026 pour renforcer le suivi et l’accompagnement des transporteurs.
Plus largement, ce programme s’inscrit dans la stratégie « MAN 2030+ », qui vise à concilier réduction des coûts et investissements dans l’innovation, afin de renforcer la compétitivité du groupe dans un secteur en pleine transformation. Il s’inscrit également dans la continuité des annonces récentes du groupe autour de l’électrification, notamment en partenariat avec des acteurs énergétiques comme EDF.