Plan d'électrification : l'OTRE salue les annonces mais demande des garanties de long terme

Plan d'électrification : l'OTRE salue les annonces mais demande des garanties de long terme

L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) accueille favorablement les mesures gouvernementales en faveur de l'électrification des poids lourds, dont l'aide pouvant atteindre 100 000 euros par véhicule. 

Crédit photo DR
L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) accueille favorablement les mesures gouvernementales en faveur de l'électrification des poids lourds, dont l'aide pouvant atteindre 100 000 euros par véhicule. Elle demande toutefois la stabilité des dispositifs dans la durée, l'extension du futur mécanisme IRICC à la recharge en dépôt et des mesures concrètes de facilitation du financement.

L'OTRE a réagi le 14 avril aux annonces du gouvernement sur l'électrification du transport routier présentées le 10 avril par le Premier ministre Sébastien Lecornu. L'organisation professionnelle, qui représente 3 600 entreprises adhérentes pour 110 000 salariés, qualifie ces mesures de « première avancée importante » pour accompagner la transition énergétique du secteur. 

Elle souligne que les orientations retenues : soutien renforcé à l'investissement et attention portée au déploiement des infrastructures de recharge, des demandes portées de longue date par la profession. Les TPE, PME et ETI détiennent 75 % de la flotte de poids lourds immatriculés en France, rappelle l'OTRE.

L'organisation pose cependant plusieurs conditions pour que ces annonces se traduisent en résultats concrets. Elle juge « primordial de garantir la stabilité des dispositifs de soutien sur le long terme » afin d'offrir aux entreprises la visibilité nécessaire à leurs investissements.

Recharge en dépôt et accès au financement : les deux chantiers prioritaires

Sur les infrastructures, l'OTRE demande l'extension du dispositif IRICC (Incitation à la réduction de l'intensité carbone des carburants), qui doit remplacer la TIRUERT à l'horizon 2027, à la recharge en dépôt sous forme de mécanisme forfaitaire. Ce futur dispositif ne prévoit pour l'heure de soutenir que l'électricité distribuée par les bornes ouvertes au public, alors que la recharge sur site représente un poste d'investissement majeur pour les transporteurs.

Avec un coût d'acquisition d'un poids lourd électrique 2,5 à 3 fois supérieur à celui d'un diesel en raison du prix des batteries, l'OTRE réclame également des mesures de facilitation du financement : intégration positive de ces investissements dans la cotation Banque de France, accès à des taux préférentiels, garanties de prêt par l'État et financement à taux bonifiés via Bpifrance. Jean-Marc Rivera, délégué général de l'OTRE, note que l'aide gouvernementale de 100 000 euros par véhicule se cumule avec la prime de 15 000 euros par poids lourd annoncée par EDF le 8 avril.

à lire aussi : 

Carburant : le gouvernement autorise les livraisons des poids lourds le week-end jusqu’au 11 mai

 

Actualités

Transition écologique

Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?

Contactez le service client abonnements@info6tm.com - 01.40.05.23.15