Du vélo-cargo au poids lourd en passant par l’’utilitaire léger et les caisses mobiles, le transporteur francilien a entamé une politique de décarbonation de sa flotte depuis 2020. Le transporteur, qui est également implanté sur Lille, Lyon et Marseille, dispose aujourd’hui d’un parc entièrement électrique de VUL de marque Toyota. La moitié de sa flotte de poids lourd roule au biogaz alors que 35% des caisses mobiles roulent avec cette même énergie. « Notre objectif est de disposer d’une flotte entièrement décarbonée en 2027 », précise Yasmine Tagmi, responsable de la communication. Une quinzaine de nouveaux tracteurs ont été réceptionnés à l’automne dernier, les tracteurs roulant au biogaz ayant vocation à être floqués. Le transporteur qui « demeure en veille constante » sur le sujet de la décarbonation a déjà eu l’occasion de procéder à des tests de poids lourds électriques, soit de Mercedes-Benz soit de Renault Trucks. Ces tests ne se sont toutefois pas révélés satisfaisants en termes d’autonomie : « Nous aurions besoin d’une autonomie de 700 kilomètres pour les caisses mobiles », relève Yasmine Tagmi. Indice que l’électrification de la flotte lourde ne saurait cependant tarder, des bornes sont d’ores et déjà présentes sur parc. Ces mêmes tests ont en revanche permis de noter un confort de conduite plus grand. « L’agrément de conduite des électriques testés s’est avéré appréciable. Le confort de nos conducteurs étant un critère primordial, nous avons été sensibles à ce point », détaille la responsable de la communication. A l’heure actuelle, les fournisseurs de moteurs sont diversifiés bien que les marques Iveco et Scania figurent en bonne place. Cette politique de décarbonation est accompagnée de programmes d’écoconduite. Des relevés de consommation sont émis et analysés chaque semaine afin de réduire les consommations et les émissions.
Un nouveau TMS développé en interne
La démarche de décarbonation s’appuie de plus sur un TMS développé en interne. « Aucun TMS standard ne correspondait vraiment à notre organisation. Nous avons donc développé notre propre outil pour l’adapter entièrement à nos processus. Nous le faisons évoluer en y intégrant de l’IA afin de gagner en rapidité d’analyse, d’améliorer la prédictibilité et d’aider notre service d’exploitation à prendre les meilleures décisions », explique Jawad Meftah, responsable des opérations de Parnass Transport. Devant être pleinement opérationnel au début du mois de mars 2026, le nouveau TMS de Parnass Transport s’appuie sur un API visant une optimisation des trajets. « Nous attendons une réduction de l’ordre de 5 à 8 % de la consommation de carburant, ainsi qu’une meilleure capacité à mesurer et à suivre notre empreinte carbone. Par ailleurs, cet outil nous permettra une surveillance plus fine des trajets effectués, avec une remontée d’informations en temps quasi réel lorsque l’itinéraire emprunté par un conducteur diffère de celui initialement prévu. Cela nous aidera à optimiser les parcours et à réduire les frais de route induits », détaille Yasmine Tagmi.
Un effort des différentes fonctions de l’entreprise
Entre la phase de conception, l’appropriation de l’outil par les équipes de développement et sa mise en œuvre, dix-huit mois de travail auront été nécessaires. L’ensemble des équipes du transporteur s’est impliqué dans ce projet, notamment l’exploitation, la planification et le contrôle de gestion. « Ce TMS nous permettra d’aller encore plus loin dans l’accompagnement de nos conducteurs, en leur offrant une vision claire et synthétique des objectifs à atteindre, ainsi que des leviers à activer pour y parvenir », conclut la responsable.