NAO du TRM : syndicats et employeurs encore loin d'un accord

NAO TRM

Les fédérations ont proposé une revalorisation jusqu'à +2,9%.

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Les négociations annuelles obligatoires (NAO) du transport routier de marchandises ont officiellement démarré le 17 septembre. Si les organisations patronales ont mis sur la table une proposition de revalorisation des minima conventionnels pouvant atteindre 2,9 %, les syndicats la jugent insuffisante face à l'érosion du pouvoir d'achat et au tassement des grilles salariales.

Réunis le 17 septembre pour lancer le cycle 2026 des négociations salariales de branche, syndicats et organisations patronales ont affiché des positions encore très éloignées. Pour Patrick Blaise, secrétaire général de l'Union fédérale route FGTE-CFDT, l'offre patronale ne répond pas aux attentes des salariés. « Elle n'est pas suffisante. Loin de là », affirme-t-il. Le responsable syndical souhaite notamment obtenir des précisions sur la période concernée par cette proposition, après une année 2025 qu'il qualifie de « quasiment blanche » en matière de négociations salariales.
La CFDT pointe surtout le tassement croissant des grilles conventionnelles. Plusieurs coefficients se retrouvent désormais au niveau du Smic. « Les grilles sont écrasées de plus en plus. Aujourd'hui, le transport est essentiel, mais il n'est pas reconnu du tout », regrette-t-il.
Au-delà des salaires, l'organisation revendique également la mise en place d'un treizième mois, une revalorisation des primes d'ancienneté et une amélioration des indemnités de départ à la retraite.

Les employeurs invoquent un contexte économique difficile

De leur côté, les organisations patronales reconnaissent la nécessité d'actualiser les minima conventionnels. Pour Jean-Marc Rivera, délégué général de l'OTRE, de nombreux coefficients sont désormais dépassés par le Smic, rendant une revalorisation incontournable. Mais les entreprises du secteur disposent, selon lui, de faibles marges de manœuvre. « Les entreprises sont en grande souffrance », souligne-t-il, évoquant notamment la hausse des coûts d'exploitation et les difficultés à répercuter ces charges auprès des donneurs d'ordre.
L'OTRE estime par ailleurs que la proposition actuelle tient compte des incertitudes entourant les futures évolutions du Smic au 1er janvier 2027. Tout en défendant une approche réaliste, Jean-Marc Rivera assure que les discussions restent ouvertes. « Nous sommes en train de retravailler un mandat complémentaire. »
Le représentant patronal rappelle toutefois qu'il sera impossible de compenser en une seule négociation deux années marquées par l'absence d'accord de branche. « On ne pourra pas cette année rattraper deux années de non-négociations », prévient-il.

Une nouvelle séance le 13 octobre

Une nouvelle séance est prévue le 13 octobre. D'ici là, les organisations syndicales maintiennent la pression. La FGTE-CFDT participera notamment à la mobilisation interprofessionnelle prévue le 16 octobre. « Aujourd'hui, ce qui est proposé est insuffisant », résume Patrick Blaise.
À ce stade, syndicats comme employeurs affirment toutefois vouloir éviter un échec des discussions, conscients qu'une absence d'accord enverrait un signal négatif à l'ensemble des salariés de la branche.

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