OPCO Mobilités a signé le 2 juillet sa convention d'objectifs et de moyens (COM) 2026-2028 avec l'État, représenté par le ministère du Travail. Ce document fixe pour trois ans le cadre d'action de l'opérateur de compétences, qui couvre les métiers de l'automobile, de la logistique, des services et des transports. La convention s'inscrit dans un contexte budgétaire contraint : 6,8 millions d'euros d'économies sont attendus sur la période, portant sur les frais de gestion et de mission.
L'opérateur intervient auprès de 176 214 entreprises relevant de dix-sept branches professionnelles, représentant 1,7 million de salariés et près de 74 000 alternants. Il finance le plan de développement des compétences et l'alternance, appuie les branches dans l'anticipation des besoins en qualifications et participe à la promotion des métiers.
Un taux d'embauche de 80 % après l'alternance
Le bilan de la convention précédente, sur 2023-2025, met en avant l'intégration de plus de 73 700 alternants dans les branches de la mobilité en 2025. OPCO Mobilités souligne également un taux d'embauche proche de 80 % dans les six mois suivant la fin du contrat en alternance, un indicateur qui pèse dans un secteur où les difficultés de recrutement restent structurelles. L'opérateur estime avoir tenu ses engagements à moyens constants, malgré une hausse de son activité.
La nouvelle convention structure l'action de l'organisme autour de six axes communs à l'ensemble des opérateurs de compétences et de deux axes proposés par son conseil d'administration. Y figurent la qualité de l'apprentissage, l'accompagnement des TPE et l'accès équitable à la formation, l'anticipation des transitions écologique et numérique, la sécurisation des parcours professionnels, la qualité de gestion et la lutte contre les fraudes. Les axes complémentaires portent sur le taux de départ en formation dans les départements et régions d'outre-mer et sur l'efficience de la promotion des métiers.
Les TPE au cœur des priorités affichées
L'accent mis sur les TPE concerne directement le transport routier de marchandises, composé en très grande majorité d'entreprises de moins de dix salariés, pour lesquelles l'accès à la formation reste plus difficile que dans les grands groupes. Les dirigeants de l'opérateur relient cet objectif à la contrainte budgétaire. « Notre responsabilité est d'anticiper les besoins en compétences, de sécuriser les parcours et de rendre la formation accessible au plus grand nombre, tout en garantissant une gestion exigeante et responsable des moyens qui nous sont confiés », déclarent conjointement Denis Schirm et Francis Bartholomé, président et vice-président d'OPCO Mobilités.
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