Concrètement, les TPE et PME du transport routier de marchandises et de voyageurs confrontées à des difficultés de trésorerie pourront bénéficier d'une aide forfaitaire équivalente à 20 centimes d'euros par litre de carburant. Le dispositif, limité au mois d'avril, sera accessible via un guichet dédié dont les modalités restent à préciser. « Pour les professionnels du transport, le carburant représente environ 25 % de leur coût d'exploitation », a rappelé Philippe Tabarot, ministre des Transports, qui a insisté sur le risque de voir certaines petites structures cesser leur activité, même temporairement.
Roland Lescure, ministre de l'Économie, a précisé que cette réponse se voulait « graduée, sectorielle et limitée au mois d'avril », sans recours à une loi de finances rectificative. En complément, une plateforme de prêts BpiFrance baptisée « Boost carburants » ouvrira début avril pour les TPE, avec des montants allant jusqu'à 50 000 euros sur un à trois ans. Des reports de cotisations sociales et des étalements d'échéances fiscales sont également prévus pour soulager la trésorerie des entreprises touchées.
L'électrification des flottes en ligne de mire
Au-delà de l'urgence, le gouvernement a annoncé avancer à la semaine prochaine la présentation de son plan national d'électrification, initialement programmé en mai. L'objectif affiché : ramener la dépendance française aux énergies fossiles importées de 60 à 40 % d'ici 2030, notamment par l'électrification des flottes de véhicules professionnels.
Un calendrier scruté de près par la profession, alors que plusieurs organisations de transporteurs routiers préparent des actions régionales dès ce week-end pour dénoncer des mesures jugées insuffisantes.