Electrification des VUL : le SNTL pointe un écart croissant entre objectifs et réalité

Electrification des VUL : le SNTL pointe un écart croissant entre objectifs et réalité

Crédit photo photoschmidt - stock.adobe.com
Le SNTL alerte sur le décalage entre les objectifs publics de décarbonation et la réalité du marché des véhicules utilitaires légers électriques. Selon les données officielles, la part des VUL électriques reste nettement inférieure aux trajectoires fixées par les pouvoirs publics.

Dans une note publiée début mars, le SNTL s’appuie sur les chiffres du Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique pour analyser l’évolution des immatriculations de véhicules utilitaires légers en France. Selon ces données, la part des VUL électriques neufs atteint 9,37 % en 2025, alors que la trajectoire officielle visait 17 % à cette échéance.

L’écart apparaît également en volume. Les pouvoirs publics tablaient sur 82 857 immatriculations de VUL électriques en 2025, alors que le marché en a enregistré 34 693. Dans le même temps, le nombre total de VUL immatriculés recule, avec 370 186 véhicules en 2025 contre 391 515 en 2024.

Une taxe critiquée par la profession

Dans ce contexte, le syndicat critique la mise en place de la taxe annuelle incitative au verdissement des flottes (TAI) introduite par la loi de finances pour 2025. Ce dispositif prévoit des pénalités pour les entreprises disposant de flottes de plus de 100 véhicules qui ne respectent pas un certain niveau d’acquisition de véhicules électriques.

Le seuil est fixé à 15 % de véhicules électriques dans les acquisitions en 2025, avec des pénalités pouvant atteindre 2 000 euros par véhicule manquant. En 2026, ce taux doit atteindre 18 %, avec des sanctions pouvant monter jusqu’à 4 000 euros.

Pour le SNTL, ces obligations ne tiennent pas suffisamment compte des contraintes opérationnelles du secteur. Certaines entreprises rencontrent encore des difficultés à se fournir en véhicules électriques adaptés à leurs activités ou à déployer les infrastructures nécessaires.

Une approche incitative privilégiée

Le syndicat appelle ainsi à privilégier des mesures d’accompagnement plutôt que des dispositifs jugés pénalisants. Il cite notamment les aides à l’acquisition de VUL électriques ou le soutien à l’installation de bornes de recharge.

Le SNTL estime par ailleurs que ces mécanismes fiscaux risquent d’affaiblir la compétitivité des transporteurs français. Il souligne également que de nombreux véhicules thermiques opérant en France sont immatriculés à l’étranger et échappent de fait à ces obligations, ce qui créerait selon lui une concurrence déloyale pour les PME du secteur.

Pour le syndicat, la transition énergétique du transport léger doit donc s’appuyer sur des mesures progressives permettant aux entreprises d’adapter leurs flottes sans fragiliser leur activité.

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