Les Transports Cobigo digitalisent leur atelier pour piloter le coût de leur flotte

Le transporteur morbihannais a déployé la solution de gestion de maintenance Apollo, éditée par Solaris BI, pour remplacer les tableurs et les cahiers qui servaient jusqu'ici à suivre l'entretien de ses véhicules. Avec pour objectif de fiabiliser les signalements des conducteurs et affiner le calcul du coût de revient véhicule par véhicule.

Crédit photo COBIGO
Le transporteur morbihannais a déployé la solution de gestion de maintenance Apollo, éditée par Solaris BI, pour remplacer les tableurs et les cahiers qui servaient jusqu'ici à suivre l'entretien de ses véhicules. Avec pour objectif de fiabiliser les signalements des conducteurs et affiner le calcul du coût de revient véhicule par véhicule.

Les Transports Cobigo, entreprise familiale basée à Baud, dans le Morbihan, et membre du réseau Astre, ont équipé leur atelier intégré de la solution de gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) Apollo, développée par l'éditeur lozérien Solaris BI. Déployé depuis quelques mois, l'outil doit centraliser le suivi d'une flotte d'environ 150 cartes grises, dont 70 moteurs et 80 semi-remorques, dont l'atelier maison assure près de 90 % de la maintenance.

L'entreprise avait déjà numérisé la planification de ses transports, sa gestion des ressources humaines et le suivi de ses véhicules connectés. L'atelier, lui, était resté à l'écart de ce mouvement. Depuis une quinzaine d'années, le suivi de la maintenance y reposait sur un empilement d'outils : fichiers Excel, tableaux muraux, cahiers de déclaration d'événements, appels téléphoniques et échanges informels entre conducteurs et mécaniciens.

Faire converger les signalements vers un outil unique

Cette dispersion compliquait la préparation des interventions, la planification des contrôles techniques et le traitement des anomalies remontées du terrain. « Nous avions une multitude de portes d'entrée pour l'information. Notre objectif était de tout faire converger vers un outil unique afin de standardiser les informations et sécuriser leur traitement », explique Jérémie Varailhon, directeur technique de l’entreprise.

Apollo permet aux conducteurs de signaler une anomalie depuis une application mobile, par dictée vocale ou photo, puis à l'atelier de préparer l'intervention, de la suivre et d'en conserver l'historique par véhicule. La gestion des pièces détachées et le rappel des échéances réglementaires figurent également parmi les fonctions retenues par l'entreprise. Un point a pesé dans le choix : la reprise de l'historique de maintenance constitué au fil des années, l'entreprise ne souhaitant pas repartir d'une page blanche.

Le dirigeant Jacques Cobigo insiste sur le retour vers les équipes de conduite. Lorsqu'un conducteur signale une anomalie, dit-il, il doit savoir que sa demande a bien été prise en compte, l'ambition étant d'offrir davantage de visibilité sur le traitement de ces signalements.

Un TCO calculé au fil de l'eau

Au-delà de l'organisation de l'atelier, l'enjeu porte sur le coût total de possession (TCO). Déjà équipée pour suivre ce coût véhicule par véhicule, l'entreprise attend de la plateforme un pilotage plus fin de ses données financières, avec une meilleure précision sur les dépenses de maintenance. L'outil agrège les opérations préventives et curatives, les signalements, les coûts de carburant, les pièces détachées, les pneumatiques, les fournisseurs et les contrôles réglementaires, une partie de ces données remontant automatiquement.

« Beaucoup d'entreprises connaissent le coût global de leur flotte, mais peinent encore à identifier précisément ce que leur coûte chaque véhicule et pourquoi », avance Ralib Bourouiba, concepteur et dirigeant de Solaris BI, pour qui le TCO se construit au quotidien à partir des données du terrain plutôt qu'en fin d'exercice dans un tableur.

À ce stade, l'entreprise communique sur des bénéfices attendus plutôt que mesurés : accélération de la prise en charge des événements, amélioration de leur taux de traitement et meilleure organisation du travail en atelier. Aucun chiffrage de gain n'est avancé. Fondée en 2020 et implantée en Lozère, Solaris BI destine Apollo aux flottes de 50 à 5 000 cartes grises. L'éditeur sera présent au salon Technotrans, du 14 au 16 octobre à Nantes, sur le stand B35.

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