Le baromètre de l’OTRE fait état de 43,6 % des adhérents qui constatent de nouveau une baisse de leur trésorerie nette d’investissement et 56,3 % qui indiquent une baisse de leur chiffre d’affaires (hors pied de facture) contre 30,4 % au 1er trimestre. Par ailleurs, 78,3 % signalent des retards de paiements supérieurs à 30 jours impactant fortement les finances des entreprises. Toutefois, « alors que 44,3 % des chefs d’entreprise indiquaient un moral en baisse au 1er trimestre 2025, ils ne sont plus que 17,7 % à faire le même constat au second trimestre, souligne l’OTRE. 38,4% d’entre eux indiquent même un moral à la hausse, ils n’étaient que 4,5% du 1er trimestre. » Pour l’organisation patronale, la négociation commerciale reste une préoccupation majeure. « Le marché reste instable avec des fluctuations de prix importantes et une pression forte de certains donneurs d’ordre pour obtenir des baisses de prix alors que les transporteurs attendent de leur côté des hausses. Les conditions d’exécution des contrats de sous-traitance sont de plus en plus pointées du doigt, notamment dans la messagerie. »
Investissements à un niveau bas
Publié à la fin du mois de juillet, le baromètre de la FNTR fait le même constat. Après plusieurs trimestres consécutifs de baisse, les indicateurs de conjoncture s’améliorent légèrement au 2e trimestre 2025. « Le niveau d’activité du 2e trimestre 2025 s’améliore légèrement, notamment par rapport au 1er trimestre 2025. Les chefs d’entreprises anticipent une stabilisation à ce niveau pour le trimestre à venir, voire encore une légère amélioration. » La fédération pointe toutefois des investissements en berne. 48% des chefs d’entreprises sont insatisfaits de la situation de leur entreprise selon le baromètre de la FNTR, tandis que 24% restent dans l’expectative.
Crédit photo : FNTR
Des trésoreries qui restent fragiles
De son côté l’Union TLF, déplore des défaillances toujours trop nombreuses au 1er trimestre, avec 636 procédures collectives dénombrées par le cabinet Ellisphere sur la période, « une vague de défaillances plus prononcée que dans le reste de l’économie nationale », note la fédération. Néanmoins, « les dirigeants du TRM ont témoigné d’une activité bien orientée cet été », avec un solde d’opinion portant sur les volumes récents qui « s’est nettement amélioré ». L’organisation patronale souligne d’ailleurs que « l’indicateur synthétique du climat des affaires sectoriel était d’ailleurs repassé momentanément au-dessus de sa moyenne historique en juin (102,1 points) ». Mais cette amélioration pourrait n’être qu’éphémère : « Les anticipations de demande sont retombées en août. L’indicateur synthétique de climat des affaires sectoriel a suivi le mouvement. Il est repassé sous sa moyenne historique en juillet et s’étiole à nouveau en août (97,2 points). » Quant aux trésoreries des entreprises TRM, elles restent à un niveau fragile. Selon le solde d’opinion mesuré tous les mois par la Banque de France, elles ne se redressent toujours pas (voir graphique). Ce même solde sur la trésorerie, cette fois mesuré par l’Insee tous les trimestres, est lui modestement remonté en juillet, ajoute la fédération. Il demeure cependant nettement en deçà de sa moyenne de longue période.
Crédit photo : TLF