Dans un communiqué diffusé le 10 septembre, l'Union Fédérale Route FGTE-CFDT appelle l'ensemble des salariés relevant de la convention collective nationale des transports routiers à se mobiliser le vendredi 16 octobre. Le syndicat, premier de la branche en matière de représentativité, dénonce une stagnation des salaires conjuguée à une dégradation continue des conditions de travail, intensification des rythmes, pénibilité accrue et difficultés de recrutement.
L'appel intervient après une longue impasse sur les rémunérations. La dernière revalorisation des salaires conventionnels remonte à octobre 2023, et la dernière réunion de négociation annuelle obligatoire, en décembre 2025, s'est soldée par un échec, faute d'accord entre les organisations patronales et les représentants des salariés. Pour la CFDT, cette situation est d'autant plus mal vécue que les salariés subissent de plein fouet la hausse du coût de la vie, du carburant au logement.
L'enjeu de l'unité syndicale
L'appel intervient après une longue impasse sur les rémunérations. La dernière revalorisation des salaires conventionnels remonte à octobre 2023, et la dernière réunion de négociation annuelle obligatoire, en décembre 2025, s'est soldée par un échec, faute d'accord entre les organisations patronales et les représentants des salariés. Pour la CFDT, cette situation est d'autant plus mal vécue que les salariés subissent de plein fouet la hausse du coût de la vie, du carburant au logement.
Reste une inconnue de taille : l'ampleur du mouvement. La CFDT appelle explicitement les autres syndicats du secteur, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, à construire une mobilisation unitaire. À ce stade, aucune de ces organisations n'a toutefois officialisé sa participation à la date du 16 octobre. Le précédent de 2022, où les routiers étaient partis en ordre dispersé avec des dates et des mots d'ordre distincts, plane sur cette rentrée sociale. L'unité syndicale, ou son absence, déterminera largement le poids de la journée.
Cet appel s’inscrit plus largement dans un climat social national lourd, où l’inflation rampante et la stagnation du pouvoir d’achat mettent salariés comme dirigeants sous une pression inédite.
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