Fondée en 1955, l’entreprise dirigée par Pascal Pihen s’inscrit dans une trajectoire engagée de longue date. Elle a d’abord misé sur les carburants alternatifs, avec 50 % de sa flotte convertie au B100 et 25 % au XTL/HVO, avant d’intégrer désormais l’électrique avec la mise en service d’un Mercedes eActros 600. Ce véhicule, affichant jusqu’à 500 km d’autonomie, illustre le passage à une nouvelle phase de transition énergétique.
« Nous n’avons jamais attendu les obligations pour engager le verdissement concret de notre flotte », souligne Pascal Pihen, PDG de l’entreprise, revendiquant une approche pragmatique et anticipatrice.
Une infrastructure pensée pour l’exploitation
Sur le plan opérationnel, l’infrastructure déployée par Chargepoly repose sur une unité principale de 240 kW reliée à quatre satellites, permettant la recharge simultanée de plusieurs véhicules. Cette architecture vise à optimiser l’exploitation, notamment via une gestion intelligente des cycles de recharge, en particulier durant les périodes nocturnes, afin de limiter les coûts énergétiques.
Pour Chargepoly, ce projet illustre la capacité des transporteurs à intégrer des solutions adaptées à leurs contraintes opérationnelles. « Notre technologie multi-satellite offre la flexibilité nécessaire pour accompagner la mise en service de ce premier camion électrique tout en anticipant le déploiement futur de la flotte », indique Thomas Vanquaethem, directeur général adjoint.
Au-delà de cette infrastructure, les Transports Pihen inscrivent leur démarche dans une stratégie globale de transition énergétique, incluant notamment le déploiement d’ombrières photovoltaïques sur plusieurs sites. Une cohérence qui leur a permis d’obtenir la distinction Ecovadis Gold 2025.
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