Si la FNTR reconnaît que les aides forfaitaires par véhicule annoncées le 27 mars répondent en partie aux besoins de trésorerie des TPE et PME, elle les qualifie de « discriminatoires » et rappelle qu'elles ne couvrent que le mois d'avril, avec une reconduction incertaine. La fédération, qui représente les grandes et moyennes entreprises du TRM, demande des mesures structurelles allant bien au-delà de l'aide d’urgence.
Cinq chantiers prioritaires
Parmi ses revendications : un travail approfondi sur l'indexation gazole assorti de contrôles et de sanctions pour les chargeurs qui ne répercutent pas les hausses, la mise en place de prêts à taux bonifiés, la suspension des échéances de prêts et crédits-bails, et une enquête sur les écarts de prix entre la cuve professionnelle et la pompe publique. La FNTR appelle également à l'élaboration urgente d'un plan de continuité d'activité du secteur pour faire face aux crises successives.
La position de la FNTR tranche avec celle de l'OTRE, qui a demandé la suspension des mobilisations. Les deux principales fédérations partagent toutefois un constat commun : les 50 millions d'euros annoncés restent très insuffisants en comparaison des 400 millions débloqués en 2022.
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