Le gazole professionnel poursuit sa décrue, sans retrouver ses niveaux d’avant-crise. Dans ses indices bimensuels publiés le 18 mai, le Comité national routier (CNR) constate un nouveau repli sur la première quinzaine de mai, après une première baisse observée lors de la seconde quinzaine d’avril. Cette évolution concerne aussi bien le transport routier de marchandises que le transport routier de voyageurs.
Pour les véhicules de transport routier de marchandises d’un PTAC supérieur ou égal à 7,5 tonnes, l’indice CNR gazole professionnel s’établit à 253,78 sur la première quinzaine de mai. Il atteignait 263,04 sur la seconde quinzaine d’avril, après 275,94 lors de la première quinzaine du même mois. Le mouvement est donc baissier depuis mi-avril, même si l’indice reste supérieur au niveau de mars, fixé à 237,97.
Une baisse sur toutes les catégories
La tendance se retrouve pour les véhicules de moins de 7,5 tonnes. Leur indice ressort à 257,20 sur la première quinzaine de mai, contre 265,74 fin avril et 277,66 début avril. Là encore, le repli est net, mais le niveau demeure au-dessus de celui de mars, où l’indice s’établissait à 242,60.
Dans le transport routier de voyageurs, l’indice CNR gazole professionnel TRV suit la même trajectoire. Il redescend à 153,92 début mai, après 160,20 sur la seconde quinzaine d’avril et 170,00 sur la première quinzaine d’avril. En mars, il s’élevait à 147,52.
Un surcoût encore élevé
Malgré cette détente, le CNR souligne que le gazole professionnel conserve un surcoût important depuis février 2026, période de référence retenue avant l’ouverture du conflit en Iran. Les indices bimensuels et mensuels étant compatibles, le Comité national routier mesure une hausse de 31,3 % pour les véhicules de transport routier de marchandises d’un PTAC supérieur ou égal à 7,5 tonnes entre février et la première quinzaine de mai.
Le surcoût atteint 27,7 % pour les véhicules d’un PTAC inférieur à 7,5 tonnes et 32,2 % pour les véhicules de transport routier de voyageurs d’un PTAC supérieur ou égal à 7,5 tonnes. Le CNR rappelle par ailleurs que les indices mensuels demeurent les indices de référence.
Pour les transporteurs, cette baisse offre donc un léger répit, mais ne remet pas en cause la forte hausse enregistrée depuis février. Le niveau du gazole reste un élément clé dans l’équilibre économique des entreprises et dans les mécanismes d’indexation carburant.