Alors que de nouvelles mobilisations agricoles se déroulent sur le territoire pour protester contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire dans les élevages et les conséquences de l’accord européen avec le Mercosur, l’OTRE, dans un communiqué, alerte sur « les graves perturbations engendrées par les blocages routiers ». En effet, pour la fédération, « ces barrages, qui touchent plusieurs axes du territoire national, mettent directement en péril les entreprises du transport routier déjà très fragilisées par une crise économique profonde et durable ». Elle appelle donc à la levée des barrages, demande aux agriculteurs de ne pas entraver la circulation des véhicules, notamment des poids lourds, et aux autorités publiques de garantir la libre circulation des transports routiers sur l’ensemble du territoire.
Des entreprises déjà fragilisées
Rappelant les nombreuses défaillances d’entreprises qui ont touché le secteur (3032 en 12 mois dénombrées au 30 avril 2025), elle souligne que « ces entraves à la circulation, qui s’ajoutent aux importantes difficultés liées au récent épisode neigeux, entraînent par ailleurs un niveau accru de fatigue et de stress chez les conducteurs. » Dans un contexte de baisse de volumes et d’augmentation de frais d’exploitation, des surcoûts sont aussi subis par les modifications de parcours pour éviter les barrages. Si les transporteurs « comprennent la détresse du monde agricole, aucune action de contestation ne peut justifier la mise en péril d’autres secteurs économiques essentiels », soutient l’OTRE.