Étoile de la PME : Anaïs Raulet-Malvaux, Groupe Malvaux (08)
C’est Anaïs Raulet-Malvaux, présidente du Groupe Malvaux (08), qui remporte l’Étoile de la PME 2026. Stratégie de développement en interne, croissance externe avec prudence, maintien de la rentabilité dans un contexte compliqué, une politique RH volontaire ou encore un engagement fort dans la profession, La dirigeante a mis en œuvre un cap clair pour pérenniser le groupe. L’histoire de la PME commence en 1987, lorsque son père, Bruno Malvaux, crée les Transports Malvaux à Rethel. L’engagement dans la profession est mis en lumière à partir de 2011, à travers l’adhésion au Groupement Flo. Anaïs Raulet-Malvaux entre dans la société familiale en 2014, en tant que responsable administrative. Sa sœur, Charline, est intégrée ensuite en 2016 sur la partie RH, puis, en 2017, c’est au tour de Thibaut Raulet, mari d’Anaïs Malvaux, en tant que responsable d’exploitation. En 2020, Bruno Malvaux prend sa retraite. Anaïs Malvaux devient PDG et Thibaut Raulet, DG. L’entreprise reprend en 2022 les Transports Leblanc (qui réalisent 5 M€ de chiffre d’affaires. En 2024 et 2025, dans un contexte économique compliqué, la dirigeante s’attache à appliquer l’indexation des hausses conjoncturelles sur les tarifs transport et à maintenir la diversité du portefeuille commercial. Elle reste en veille sur les possibilités de croissance externe à proximité géographique.
En 2026, après avoir été pendant 8 ans administratrice au sein du Groupement Flo, Anaïs Raulet-Malvaux prend la présidence du réseau. Concernant la politique RH, Anaïs Malvaux déploie de multiples initiatives, par exemple la mise en place d’un intéressement comprenant une indexation de la performance individuelle sur 4 collèges (transport, atelier, logistique, administratif). Le groupe participe également à Chapter 2 (projet Aftral) dans le cadre d’une démarche RSE. L’application MonAppTransport a été déployée afin de garder un lien avec les salariés et optimiser les flux de communication. La stratégie de développement énergétique de la société n’est pas en reste, avec l’intégration en 2022 du premier véhicule au XTL. Désormais la transporteure planifie d’amorcer l’électrification du parc. Et son sens du collectif reste toujours intacte avec le projet de mettre à disposition des transporteurs extérieurs des bornes de recharge électriques à partir de 2027 sur les sites de Tagnon et de Reims.
G. I.
Étoile des Jeunes dirigeants : Maxime et Katy Tarot, Transports L. Tarot (53)
L’histoire des Transports L. Tarot débute en 1968, lorsque Louis Tarot fonde l’entreprise à Saint-Berthevin-la-Tannière, en Mayenne. L’entreprise familiale qui se spécialise dans le complet sec, le frigorifique et la distribution, a grandi au fil des générations, tout en restant fidèle à son métier et à son ancrage territorial. Quand en 1996 Loïc et Isabelle Tarot prennent les rênes de la société, l’entreprise compte 5 véhicules et 5 conducteurs. En 2004, Transports L. Tarot rejoint le réseau Evolutrans, une adhésion qui permet à l’entreprise de renforcer les échanges et les collaborations avec d’autres entreprises du secteur et d'élargir son réseau. Son périmètre s’est élargi avec la distribution également assurée en Mayenne (53) et dans l’Orne (61).
Parallèlement à sa croissance, les Transports L. Tarot structurent progressivement leur démarche de responsabilité sociétale et environnementale. En 2016, l’entreprise adhère à la Charte Objectif CO₂ puis obtient, en 2022, le Label Objectif CO₂, renouvelé en 2025.
Sur le terrain, cette politique s’articule autour de plusieurs actions concrètes : le renouvellement régulier du parc de véhicules, le recours progressif au biocarburant (30 % du parc en 2026) ainsi que la formation continue des conducteurs à l’écoconduite.
En 2024, un nouveau chapitre s’ouvre : Katy et Maxime Tarot, représentants de la 3e génération, succèdent à leurs parents à la direction de l’entreprise. La PME compte désormais 86 salariés et un parc de 65 véhicules moteurs pour un chiffre d’affaires de 14,2M€. Près de six décennies après sa création, Transports L. Tarot poursuit ainsi son évolution en conciliant héritage familial, développement territorial, coopération avec les acteurs du transport et adaptation aux nouveaux enjeux environnementaux du secteur.
G. I.
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Étoile de la stratégie énergétique : Sylvain Orain, Transports Orain (35)
Deux échéances vont faire basculer les Transports Orain dans l’ère de l’électrification. En décembre 2026, 8 points de recharge électrique pour poids lourd seront mis en service (projet monté avec Yaway pour 530 000 € d’investissement) sur un site de 20 000 m2 à Saint-Jacques-de-la-Lande (35) puis, au 1e trimestre 2027, 10 tracteurs Mercedes vont être intégrés à la flotte. "Nous avons acté la décision en 2025 puis il a fallu le temps des autorisations d’urbanisme pour finaliser le dossier complet", explique Sylvain Orain, dirigeant des Transports éponymes (33,4 M€ de CA, 311 salariés dont 164 conducteurs). Mercedes, Iveco (pour le biogaz) et Renault équipent le parc de 148 moteurs. « Avec l’électrique, nous passons un cap. Sans les aides financières, on n’aurait pas bougé », explique le dirigeant breton. La production d’énergie électrique fait partie du business plan avec 8 700 m2 de panneaux photovoltaïques (installés sur 4 sites et des ombrières de parkings) en vue d’une puissance attendue de 2280 MWh par an (soit l’équivalent de 500 foyers hors chauffage) opérée avec Héol Partners. « Nous allons devenir fournisseurs d’énergie et pouvoir vendre des contrats d’électricité. Ce sera une activité à part. Nous pourrons mieux maîtriser nos charges », dit Sylvain Orain. « Notre ADN est d’être dans le renouvellement permanent, d’investir dans les dernières technologies pour réduire les consommations. Nous sommes pragmatiques, toujours dans l’intérêt économique. Nos clients procèdent par appels d’offres et cahier des charges. À nous de transformer la contrainte en force », dit-il en rappelant les engagements pour la transition énergétique avec la Charte CO2 en 2012, le label VRT Vert en 2025 et la médaille de bronze EcoVadis en 2026. Les racines familiales perdurent chez Transports Orain créés en 1938. Une nouvelle gouvernance a été mise en place en juin 2026 avec Bruno et Sylvain Orain aux commandes, et l’intégration d’Ermeline Delahaie et Marvin Orain au Codir.
BB
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Étoile de la politique sociale/RH : François et Laurence Cloarec, Tradis (49)
« Nous défendons le principe des valeurs familiales. Le chauffeur, c’est la clé du transport. C’est ce que m’ont appris mes presque 40 ans d’expérience dans le transport et la logistique », explique d’emblée François Cloarec, dirigeant des Transports Tradis (6,55 M€ de CA en 2025, 40 salariés dont 26 conducteurs travaillant principalement en zones courtes) créés en 2015. Il revendique son implication dans les actions du Monde du Transport Réuni dédié à la valorisation des métiers de la filière. « Avec mon épouse Laurence, implantés dans la région choletaise depuis 1985, nous partageons cette conviction que la réussite d’une entreprise repose sur les femmes et hommes qui la font vivre », dit-il. La gestion des RH est pilotée par Laurence Cloarec. « Depuis la crise du Covid, nous avons renforcé notre proximité avec nos salariés et améliorer notre communication interne. Une importance particulière est donnée à la transparence sur la situation de l’entreprise, son activité et ses perspectives ». Le postulat passe par la diffusion régulière de notes d’information, l’organisation d’une réunion annuelle pour partager les projets, l’adhésion à Wiismiles pour fédérer les salariés, le renforcement de compétences avec le soutien de Tred Union… En juin 2024, Tradis a fait l’acquisition des Transports TCM (49), intégrant 15 nouveaux salariés, présents sur les mêmes secteurs d’activité telles que la marchandise générale, les déchets et ADR, la location de véhicules, l’affrètement… pour un CA 2026 estimé à 7,5 M€ (+15 %). Les premiers véhicules électriques sont attendus en 2027. « Après toutes ces années d’évolution, notre ambition reste la même. Elle est de poursuivre notre développement et de préserver notre identité à taille humaine, notre engagement auprès des clients et les valeurs qui font notre force depuis l’origine », conclut François Cloarec qui a débuté sa carrière comme exploitant-affréteur au sein de Sodex Transports Jeantet.
B. B.
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Étoile de la saga familiale : Transports Cobigo (56)
En 2033, les Transports Cobigo fêteront leurs 100 ans. On se rappellera qu’en 1933 l'entreprise familiale a demarré dans le négoce de produits du sol dans le café familial (le premier camion servant à transporter localement les marchandises issues du négoce avec le monde agricole). On pourra se souvenir que la 2e génération est arrivée au pouvoir en 1969 (avec Pierre et Jean Cobigo) puis que la 3e a pris la relève en 1988 avec Jacques Cobigo (alors âgé de 25 ans, fils de Pierre). Mais en 2026, l’heure n’est pas encore à la célébration du centenaire. L’objectif : réussir le passage de relais entre la 3e et la 4e génération incarnée par Émilie (34 ans). « Nous avons conçu un plan d'intégration sur trois ans, en cogestion, sans se fixer d’échéance ferme. L’accompagnement, c'est la clé de la réussite. Ma fille est avocate, diplômé de 3e cycle à EM Lyon. Basée à Paris, elle est revenue en Bretagne. Mais pour l’instant, je suis le dirigeant », affirme Jacques Cobigo (63 ans) à la tête de la société (14,7 M€ de CA en 2025, 115 salariés). « Je suis tombé dans le transport quand j'étais enfant. Pour mes deux filles, c'est différent. En 2024, je voulais connaitre leur position sur la transmission. Émilie a exprimé son intérêt pour prendre la suite. La décision a été validée en interne. Pour tout le monde, c’est un soulagement voir l'entreprise rester dans le giron familial ». Jacques Cobigo n'oublie pas de saluer la fidélité des clients qui "font partie de notre historique", soit une trentaine de clients. Il n'omet pas, non plus, de louer les bienfaits de l'adhésion au groupement Astre en 1992. "J'étais parmi les 16 premiers. Elle a changé ma vie. Cette adhésion m'a permis de franchir des étapes difficiles de cette période, de la sortie de la TRO à l’émergence des affréteurs en chambre, et de retrouver de la dynamique", dit-il. Des gages pour l'avenir qu'Émilie aura à écrire dans la perspective peu banale des 100 ans.
B. B.
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Etoile de l’artisan transporteur : William David (WECE transports - 82)
À 49 ans, William David réalise du transport de marchandises générales et industrielles sur palette avec un ensemble routier avec une semi-remorque bâchée (tautliner). Il a créé son entreprise en 2022, d’abord avec un camion de location. Puis il investit dans un tracteur routier DAF XG 480 (à 336 000 km). Il parcourt en moyenne 120000 km par an. Il dispose un parallèle de 1000 m2 de stockage.
En 2024, diagnostiqué d’un cancer des os, il doit s’arrêter pendant 11 mois. Il a repris le travail mais continue de se soigner par chimiothérapie en comprimé. Cette maladie a constitué un grand frein à plusieurs niveaux, par exemple au niveau de ses investissements, comme lors de l’achat d’une semi-remorque neuve. « Je l'ai financée sur mes fonds propres. On m'a accusé de savoir que j'étais malade et de ne pas l’avoir dit ! », témoigne-t-il. La Dreal a aussi voulu lui retirer sa licence quand il a mis sur pause son activité pour pouvoir se soigner. « J'ai été obligé de prendre une garantie financière auprès de ma banque, » déplore-t-il. William David a pu compter sur le soutien de sa famille. WECE, c’est d’ailleurs l’acronyme de William, Emma, Caroline, Enzo (son prénom, celui de sa femme et de ses deux enfants). Il a aussi trouvé de l’appui avec le groupement France TPE, dont il est adhérent. Désormais, il prend un traitement de conditionnement pendant 3 ans. « Aujourd'hui l'état de santé est bon, on tape dedans et on en profite ! »
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