Une étude menée par le département Transport et Logistique du MIT, publiée en septembre 2025, estime qu’environ 1,1 million de postes dans l’industrie du transport aux États-Unis pourraient être affectés par l’intégration de l’IA, l’outil étant capable d’accélérer ou d’automatiser au moins une tâche dans 83 % des travailleurs du secteur. Le rapport met en évidence que l’IA pourrait automatiser ou augmenter certaines tâches, notamment dans des fonctions administratives, d’optimisation de routes, de gestion de flux ou de traitement documentaire. Les emplois les plus exposés sont ceux qui combinent des tâches cognitives répétitives (ordres de fret, inspections du chargement, inventaires, planification, conduite sur autoroute...), alors que les tâches nécessitant une dextérité ou des décisions contextuelles complexes (ex : gestion d’imprévus et livraison finale) sont évidemment moins substituables.
Déjà une réalité sur les grandes plateformes logistiques
Cette recomposition se reflète déjà dans la réalité des grandes plateformes logistiques. Aux États-Unis, Amazon a annoncé en fin 2025 une importante réduction d’effectifs dans ses divisions logistiques et technologiques, touchant plusieurs milliers de postes en partie liés à l’automatisation de fonctions de traitement de commandes et de gestion des stocks. Dans la même dynamique, UPS a confirmé la suppression de 78 000 emplois entre 2025 et 2026, attribuant ces coupes en partie à l’adoption de technologies automatisées pour le tri des colis et la planification des tournées, ainsi qu’à une restructuration de son réseau de traitement des flux.