Baromètre TLF : la trésorerie des transporteurs routiers au plus bas niveau depuis 2006

Baromètre TLF : la trésorerie des transporteurs routiers au plus bas niveau depuis 2006

Dans son baromètre des transports de fret et de la logistique de mai 2026, l'union TLF dresse un constat d'alerte sur la situation du TRM.

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Dans son baromètre des transports de fret et de la logistique de mai 2026, l'union TLF dresse un constat d'alerte sur la situation du TRM. Le climat des affaires sectoriel s'est plus nettement dégradé que dans le reste de l'économie en avril, sous l'effet de la flambée des coûts du carburant. Le solde d'opinion sur la trésorerie a atteint son plus bas niveau depuis la création de l'enquête en 2006.

L’Union TLF a publié en mai la septième édition de son baromètre des transports de fret et de la logistique, qui livre un diagnostic préoccupant sur le transport routier de marchandises. Exposée à la hausse du coût du gazole, la situation financière des transporteurs s’est rapidement tendue. L’indicateur du climat des affaires du TRM est passé de 97,8 points en mars à 90,7 en avril, retrouvant un niveau proche de celui de 2023. Si l’activité récente est jugée faible mais sans décrochage, les anticipations à trois mois se replient nettement. Quatre dirigeants sur dix signalent une insuffisance de la demande, tandis que les contraintes d’offre progressent (40 % en avril, contre 29 % en janvier).

Une trésorerie au plus bas historique depuis 2006

Le principal signal d’alerte concerne la trésorerie, dont le solde d’opinion atteint un point bas inédit depuis 2006, inférieur aux niveaux observés en 2009 et lors du premier confinement. L’incertitude des dirigeants est à son maximum et les intentions d’investissement reculent fortement. Cette dégradation se répercute sur le marché du véhicule neuf : 46 066 poids lourds ont été immatriculés en 2025 (-9 %), et le début 2026 reste orienté à la baisse (-3,9 % au 1er trimestre). Les difficultés de recrutement persistent, avec 38,5 % des dirigeants concernés en avril.

Une aide gouvernementale jugée insuffisante

TLF juge l’aide exceptionnelle annoncée fin mars utile mais insuffisante. Le carburant représente environ 20 % du coût d’exploitation d’un tracteur routier, avec une dépense mensuelle moyenne d’environ 4 600 €. L’aide maximale de 500 € ne couvre qu’une part limitée de ces charges (environ 11 % sur un mois). Sur la durée de la crise, elle ne compense qu’une fraction des coûts engagés. L’organisation appelle à des mesures structurelles, notamment sur la fiscalité du carburant, la compétitivité du pavillon français et l’accompagnement de la transition énergétique.

Une activité atone et des défaillances toujours élevées

En 2025, les poids lourds français ont assuré 167 milliards de tonnes-kilomètres, en léger recul (-0,5 %). Le transport pour compte d’autrui reste stable, tandis que le compte propre poursuit sa baisse (-3,8 %), pénalisé par le BTP. Le chiffre d’affaires du secteur progresse faiblement (+1,5 %), porté par les prix. Les défaillances restent élevées, avec des dynamiques contrastées selon les périmètres : 1 768 procédures recensées par Altares (-9,7 %) contre 2 504 pour Ellisphere (+14 %). L’année 2025 a été marquée par plusieurs dossiers importants, prolongés début 2026 par la liquidation de Ziegler.

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